Concert program
Pierre-Louis DIETSCH
Le Vaisseau fantôme ou Le Maudit des mers (1842)
Richard WAGNER
Der Fliegende Höllander
version originale parisienne de 1841
Recording by France Musique and by Naïve.
Interpreters
LES MUSICIENS DU LOUVRE GRENOBLE
EESTI FILHARMOONIA KAMMERKOOR
Marc Minkowski, conductor
Heli Jürgenson, choirmaster
Richard WAGNER, Der Fliegende Höllander (version concert)
Der Holländer: Evgeny NIKITIN (Grenoble, Vienne) / Vincent LE TEXIER (Versailles)
Senta: Ingela BRIMBERG
Donald: Mika KARES
Georg: Eric CUTLER
Mary: Hélène SCHNEIDERMAN (Versailles, Grenoble) / Marie-Ange TODOROVITCH (Vienne)
Der Steuermann : Bernard RICHTER
Pierre-Louis DIETSCH, Le Vaisseau fantôme ou Le Maudit des mers (version concert)
Minna : Sally MATTHEWS
Magnus : Bernard RICHTER
Troïl : Russell BRAUN
Eric : Eric CUTLER
Barlow : Ugo RABEC
Scriften : Mika KARES

Depuis Berlioz dans ses Mémoires jusqu’aux commentateurs contemporains, bien peu sont ceux qui auront pardonné à Dietsch d’avoir mis en musique l’argument vendu par Wagner à l’Opéra dans l’espoir d’en donner lui-même une adaptation sur la grande scène parisienne. Ce rendez-vous manqué de Wagner avec la scène lyrique parisienne (premier d’une longue série) donne lieu à la création de deux œuvres distinctes : Le Vaisseau fantôme de Dietsch, créé à Paris le 9 novembre 1842 ; et Der Fliegende Holländer de Wagner, créé à Dresde le 2 janvier 1843 (et qui ne sera entendu en France qu’à la fin du XIXe siècle : en 1893 à Lille et en 1897 à Paris). Le livret de l’opéra de Dietsch, confié à Paul Foucher et Henri Revoil s’éloigne cependant du court texte initial de Wagner et s’enrichit de nouvelles influences – The Pirate de Walter Scott, les écrits de James Fenimore Cooper et surtout The Phantom Ship de Frederick Marryat. Si l’œuvre disparaît de l’affiche après onze représentations en raison d’une scénographie contestée (le « Vaisseau » annoncé par le titre n’est pas visible sur scène), la presse musicale de 1842 salue néanmoins une partition au « parfum de distinction, de bon goût, d’élégance, et ne manquant pas de teintes vigoureusement touchées » qui mérite aujourd’hui d’être redécouverte.
In partnership with MC2 de Grenoble
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