Programme du concert
Luigi CHERUBINI
Circé
Clytemnestre
Étienne-Nicolas MÉHUL
Adrien (ouverture)
Ludwig van BEETHOVEN
Symphonie n. 7
Interprètes
KÖLNER AKADEMIE
Michael Willens, direction
Simone Kermes, soprano
19 Avril 2013
Concertgebouw, Nijmegen (Pays-Bas)
20 Avril 2013
Trinitatskirche, Cologne (Allemagne)
21 Avril 2013
Forum Kreuzeskirche, Essen (Allemagne)
Tandis que la critique de la fin du XVIIIe siècle se désole de voir sombrer l’opéra dans la décadence, la France de Louis XVI et Marie-Antoinette imagine revenir aux sources de la grande époque du Roi Soleil.
En puisant dans les livrets de Quinault écrits pour Lully vers 1680, le dernier XVIIIe siècle français rappelle à l’Europe la grandeur littéraire qui fut la sienne.
Et ce sont justement des compositeurs étrangers qui en exploitent les qualités sur la scène parisienne : Armide confiée à Gluck, Proserpine à Paisiello, Amadis à Johann Christian Bach, Atys à Piccinni… Mieux encore : de nombreux compositeurs – cette fois majoritairement français – reprennent à leur compte les tragédies de Racine, Corneille ou Voltaire dont ils reformulent en patrons opératiques les vers les plus célèbres : Andromaque de Grétry, Chimène ou Le Cid de Sacchini, Phèdre de Lemoyne, Sémiramis de Catel, et jusqu’à la tardive Olympie (1819) de Spontini.
Dans ce contexte très particulier, la cantate avec orchestre connaît elle aussi une seconde jeunesse : aux ouvrages composés pour les sociétés de concerts des années 1780 (comme Clytemnestre ou Circé de Cherubini) succède en 1803 la « cantate pour le prix de Rome » dont Hérold et Halévy seront les premiers lauréats demeurés célèbres. De l’ Ariane (1811) du premier à la Herminie (1819) du second, de nouveaux gestes dramatiques redynamisent les thèmes du passé en un présent aux contours résolument modernes.
En partenariat avec la Kölner Akademie für klassiche Musik
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