Le piano romantique

8 avril - 19 mai 2010

En France, l’aventure du piano romantique débute sous l’impulsion conjointe de la facture instrumentale et de la virtuosité naissante. Dès l’Empire, Pleyel et Érard rivalisent d’ingéniosité pour mettre au point des pianofortes de plus en plus subtils et sonores. Simultanément, l’émancipation du vedettariat, au sens moderne du terme, isole le virtuose de la masse des interprètes. Qui, plus que le pianiste, peut alors prétendre incarner le nouveau héros romantique, tantôt agité d’actions engagées, tantôt replié dans un isolement mélancolique ? Le répertoire pianistique se ressent de cette dualité : au moment où fleurissent les pièces intimistes – « nocturne », « ballade » et « fantaisie » – le concerto pour piano adopte des tournures de plus en plus imposantes, improbables même, propres à satisfaire les attentes d’un public pour qui le « spectaculaire » doit être permanent. Entre ces deux genres, l’un de salon, l’autre de concert, le rôle du piano devient omniprésent dans la musique de chambre, la mélodie… et jusque sur la scène de l’opéra où il est utilisé à maintes occasions. Non content de posséder un immense répertoire propre, l’instrument se fait tout aussi bien transcripteur et arrangeur. Dans les innombrables fantaisies sur des thèmes célèbres, le virtuose ajoute aux mélodies connues des guirlandes de fioritures destinées à éblouir. Inversement, le piano romantique ne craint pas de se substituer à un orchestre tout entier et la Symphonie fantastique de Berlioz réduite par Liszt pour piano seul n’est pas moins spectaculaire que les grandes paraphrases de Thalberg. Si l’école allemande, de Beethoven à Brahms, passe pour l’expression la plus aboutie du romantisme pianistique, c’est qu’on méconnaît encore l’œuvre pionnière de Français comme Hérold ou Alkan. Il n’est, pour s’en persuader, qu’à se laisser surprendre par ces musiques et celles, plus tardives, de Castillon, Saint-Saëns, Fauré, Dubois et beaucoup d’autres.

Le concerto pour piano français à l'épreuve des modernités (1860-1920)
Palazzetto Bru Zane (Venise, Italie)
06 mai 2010
Palazzetto Bru Zane (Venise, Italie)
07 mai 2010
Orchestre de la Suisse romande
Victoria Hall (Genève, Suisse)
24 février 2010
Victoria Hall (Genève, Suisse)
25 février 2010
Orchestre du Capitole de Toulouse / Angelich / Sokhiev
Halle aux grains (Toulouse, France)
08 avril 2010
Quatuor Modigliani / Neuburger
Palazzetto Bru Zane (Venise, Italie)
15 avril 2010
Les Siècles / Wagner / Roth
Scuola Grande San Rocco (Venise, Italie)
17 avril 2010
Salle Malesherbes (Maisons Laffitte, France)
12 février 2010
Opéra Comique (Paris, France)
15 avril 2010
Accademia Nazionale di Santa Cecilia (Rome, Italie)
21 avril 2010
Cathédrale de Rouen (Rouen, France)
août 2010
Lidija et Sanja Bizjak
Palazzetto Bru Zane (Venise, Italie)
18 avril 2010
Trio Talweg
Palazzetto Bru Zane (Venise, Italie)
21 avril 2010
Adagio (Thionville, France)
10 octobre 2009
Schoonderwoerd
Palazzetto Bru Zane (Venise, Italie)
24 avril 2010
Salle du Parlement (Besançon, France)
22 mai 2010
Quatuor Ardeo / Violi
Palazzetto Bru Zane (Venise, Italie)
30 avril 2010
Glodeanu / Haas
Palazzetto Bru Zane (Venise, Italie)
08 mai 2010
Nantes (France)
mai 2010
Quatuor Satie / Martin
Palazzetto Bru Zane (Venise, Italie)
12 mai 2010
Eglise d'Escoutoux (Thiers, France)
29 juillet 2010
Sinfonia Varsovia / Neuburger / Niquet
Scuola Grande San Rocco (Venise, Italie)
14 mai 2010
Haller / Krüger
Palazzetto Bru Zane (Venise, Italie)
15 mai 2010
Opéra Comique (Paris, France)
16 décembre 2009
Opéra Comique (Paris, France)
18 décembre 2009
Opéra Comique (Paris, France)
20 décembre 2009
Chamayou
Palazzetto Bru Zane (Venise, Italie)
19 mai 2010
Chapelle Saint-Martin du Méjan (Arles, France)
28 février 2010
Grand Théâtre de Provence (Aix, France)
02 mars 2010
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