Productions en Tournée

Les Fleurs du mâle

Belle époque et Années folles sont les temps bien connus de l’émancipation d’une sensualité que la morale du XIXe siècle a tenté de réprouver sans succès. Dès les années 1860, l’opérette cultive la romance à double sens grivois, tandis que le café-concert populaire voit fleurir des chansons aux paroles sans équivoque dont la charge érotique est à la limite de la pornographie. Si, en ces temps là, le pouvoir de la femme ne peut s’exprimer ni en politique, ni en économie, c’est du moins par la puissance de ses charmes qu’elle peut gouverner l’homme et lui imposer ses vues. Des courtisanes mondaines aux prostituées des bas quartiers, les « marchandes de plaisir » défrayent la chronique depuis le milieu du Second Empire jusqu’à la seconde guerre mondiale. Leurs charmes sont même vantés sur les scènes musicales, et les grandes artistes que sont Hortense Schneider ou Anna Judic ne sont pas moins les « protégées » des hommes puissants du moment. Les titres de leurs plus grands succès parlent d’eux-mêmes : « Les oranges de mon étagère », « Turlurette et Rantanplan », « Je n’savais pas qu’c’était ça », « Par le trou », « Ma sœur fait ça dans l’ascenseur »…

i-fiori-malandrini

Programme du concert

Chansons coquines de café-concert

Interprètes

Norma Nahoun soprano
Marie Gautrot mezzo-soprano
I GIARDINI
Pauline Buet violoncelle
David Violi piano

Victoria Duhamel conception et mise en espace

Critiques

Guardando dal buco, si viene a saper tutto... dal buco della serratura.
Maurice Yvain, «Pas sur la bouche», 1925

En regardant par le trou, c'est comm'ça qu'on connaît tout... par le trou de la serrure.
Maurice yvain, Pas sur la bouche, 1925