CD

Offenbach Colorature - Jodie Devos

Offenbach colorature

Jacques Offenbach

Alpha Classics | 2018
SORTIE : 11 JANVIER 2019

Jodie Devos, soprano
MÜNCHNER RUNDFUNKORCHESTER
Laurent Campellone, direction
Adèle Charvet, mezzo-soprano

Tracklist

1- Boule de neige (1871), Couplet de la dompteuse « Je suis du Pays vermeil »
2- Vert-Vert (1869), Air de La Corilla « Les plus beaux vers sont toujours fades »
3- Orphée aux Enfers (1858), Invocation d’Eurydice « La mort m’apparaît souriante »
4- Un Mari à la porte (1859), Valse-tyrolienne de Rosita « J’entends, ma belle »
5- Fantasio (1872), Air d’Elsbeth « Cachons l’ennui de mon âme »
6- Les Bavards (1862), Air d’Inès « Ce sont d’étranges personnages »
7- Mesdames de La Halle (1858), Rondo de Ciboulette « Quel bruit et quel tapage »
8- Le Roi Carotte (1872), Romance des fleurs « Le voilà… c’est bien lui »
9- Les Bergers (1865), Ouverture
10- Fantasio (1872), Romance d’Elsbeth « Voilà toute la ville en fête »
11- Les Contes d’Hoffmann (1881), Couplets d’Olympia « Les oiseaux dans la charmille »
12- Robinson Crusoé (1867), Valse d’Edwige « Conduisez-moi vers celui que j’adore »
13- Boule de neige (1871), Romance d’Olga « Souvenance »
14- Boule de neige (1871), Chanson d’Olga « Allons ! couché »
15- Les Contes d’Hoffmann (1881), Prélude & Barcarolle « Belle nuit, ô nuit d’amour »
16- Le Voyage dans la Lune (1875), Ariette de Fantasia « Je suis nerveuse »

Jacques OFFENBACH - Boule de neige, Couplet de la dompteuse « Je suis du Pays vermeil »

Avec ce nouvel album consacré au répertoire romantique français, Alpha Classics et le Palazzetto Bru Zane poursuivent leur fidèle compagnonnage sur des sentiers peu fréquentés. L’irrésistible et talentueuse Jodie Devos fait briller, par son engagement théâtral et son exigence linguistique, les qualités du répertoire de Jacques Offenbach. Parés de mille couleurs, ces airs, romances et couplets alternent gouaille comique et demi-teinte poétique. Les pages oubliées (qui révèlent un visage inconnu du compositeur) ont en commun avec les extraits célèbres le fil conducteur de leurs destinataires : des « premières chanteuses » ou « chanteuses d’agilité » à la technique vocale pyrotechnique, dont la virtuosité suffisait parfois à assurer le succès d’une pièce. La soprano colorature d’opérette fait aussi l’ornement des opéras-comiques aux livrets moins bouffons (comme Fantasio) et de l’unique opéra sérieux d’Offenbach – Les Contes d’Hoffmann – dont le rôle de la poupée (réduit à un air, mais quel air !) est parmi les plus célèbres du répertoire français. L’origine instrumentale de la virtuosité vocale se fait sentir dans les airs en forme de valse, typiques du Second Empire, qui firent la gloire d’un Gounod à la même époque. La difficulté doit se cacher derrière une aisance et un aplomb fictifs, théorie essentielle de l’enseignement puis de l’héritage de Chopin, répandue alors dans toute l’Europe. Ce n’est plus exactement la même bravoure mécanique que dans les airs classiques de Grétry ou Boieldieu : le romantisme a jeté sur ces musiques son voile de poésie. Et ce qui fait la grande qualité des rôles « à colorature » d’Offenbach, c’est que leur virtuosité adopte des visages divers, complémentaires, inattendus, qui donnent à cet emploi une dimension lyrique bien plus complète que chez d’autres compositeurs.