CD

Le Tribut de Zamora

Charles Gounod

Collection « Opéra français » | Bru Zane | 2 CD | 2018 | Volume 18

SORTIE : 14 SEPTEMBRE 2018

CHŒUR DE LA RADIO BAVAROISE
ORCHESTRE DE LA RADIO DE MUNICH
Hervé Niquet, direction
Stellario Fagone, chef de chœur
avec Jennifer Holloway, Judith van Wanroij, Edgaras Montvidas, Tassis Christoyannis, Boris Pinkhasovich, Juliette Mars, Artavazd Sargsyan, Jérôme Boutillier

Tracklist

CD 1

Acte I

1- Prélude
2- Chœur : Au vieux pays de Cantabrie (Chœur)
3- Aubade : Ô blanc bouquet de l’épousée (Xaïma, Manoël)
4- Scène : Qu’entends-je ? (Xaïma, Manoël, Ben-Saïd, Chœur)
5- Vision et Arioso : La torche du vainqueur brûlait la ville prise (Xaïma, Ben-Saïd)
6- Scène : Le seigneur sarrasin parle à ma fiancée (Xaïma, Manoël, Ben-Saïd)
7- Duo : Pourquoi ce langage odieux ? (Xaïma, Manoël)
8- Arioso : Ce Sarrasin disait que mon seigneur et maître (Xaïma, Manoël)
9- Chœur : Entendez-vous la cloche ailée (Chœur)
10- Scène : Que la cloche se taise et qu’on ferme l’église (L’Alcade, Ben-Saïd, Le Roi, Chœur)
11- Arioso et Scène : Vous osez proférer des menaces (Ben-Saïd, L’Alcade, Manoël, Le Roi, Chœur)
12- Finale : Voici le premier nom (Iglésia, L’Alcade, Le Roi, Chœur)
13- Finale (suite) : Xaïma Ferreras ! (Xaïma, Manoël, L’Alcade, Ben-Saïd, Le Roi, Chœur)

Acte II

14- Chœur : Fêtons, fêtons l’anniversaire (Chœur)
15- Kasidah : La flèche siffle (Hadjar, Un Soldat arabe, Chœur)
16- Scène : Assez ! je ne veux pas qu’on chante (Hermosa, Hadjar, Chœur)
17- Air : Que me dis-tu ? Qu’il faut encore te suivre ? (Hermosa)
18- Scène, Marche et Chœur : Ah ! voici le convoi d’Espagne (Hadjar, Chœur)
19- Scène : Je connais cet homme, il me semble (Manoël, Hadjar)
20- Récitatif : Notre très clément souverain (Le Cadi)
21- Marche des captives
22- Scène et Arioso : Seule en ce lieu (Xaïma, Hermosa)
23- Finale : Oh ! la pauvre femme (Xaïma, Manoël, Le Cadi, Ben-Saïd, Hadjar, Un Soldat arabe, Chœur)
24- Morceau d’ensemble : L’ange qui chaque nuit (Xaïma, Hermosa, Iglésia, Manoël, Le Cadi, Ben-Saïd, Hadjar, Un Soldat arabe, Chœur)
25- Finale (suite) : À cents dinars d’or (Xaïma, Manoël, Le Cadi, Ben-Saïd, Hadjar, Chœur)

CD 2

Acte III

1- Scène : Écoutez ! écoutez les clairons d’or ! (Ben-Saïd, Chœur)
2- Introduction et Barcarolle : Ma belle, effleurons de nos rames (Une Jeune Esclave)
3- Danse grecque
4- Danse espagnole
5- Romance : Je m’efforce en vain de te plaire ! (Ben-Saïd)
6- Trio : Mon frère ! Il faut qu’Hadjar (Xaïma, Manoël, Ben-Saïd, Hadjar)
7- Scène : Sa dernière heure décidera mon sort ! (Xaïma, Manoël, Ben-Saïd)
8- Morceau d’ensemble : Un pardon de ta bouche altière ! (Xaïma, Manoël, Ben-Saïd, Hadjar, Chœur)
9- Scène : À la pitié pour moi, qui souffre tant (Xaïma, Ben-Saïd)
10- Duo : De sa mort qui donc parle ici ? (Xaïma, Hermosa)
11- Duo (suite) : Que s’est-il donc passé ? (Xaïma, Hermosa)

Acte IV

12- Introduction et Cavatine : J’ai pu, la nuit venue (Manoël)
13- Scène et Duo : Manoël ! Sans moi tu veux mourir ? (Xaïma, Manoël)
14- Scène, Romance et Trio : Malheureux ! (Xaïma, Hermosa, Manoël)
15- Trio (suite) : Mais sans mourir (Xaïma, Hermosa, Manoël)
16- Scène et Cavatine : Lui ! Manoël ! Encore ! (Xaïma, Ben-Saïd)
17- Duo : Tu mens, traître ! (Xaïma, Ben-Saïd)
18- Scène : Tu ne passeras pas ! (Xaïma, Hermosa, Ben-Saïd)
19- Cantabile et Scène : Te la rendre ! (Hermosa, Ben-Saïd, Hadjar)
20- Scène finale : Non ! N’appelle personne (Xaïma, Hermosa, Manoël, Ben-Saïd, Hadjar, Chœur)

Charles GOUNOD - Le Tribut de Zamora - Danse espagnole

Après Polyeucte (1878), Gounod se mesure une dernière fois à l’opéra en 1881 avec son ouvrage sans doute le plus ambitieux : Le Tribut de Zamora. L’action se passe au IXe siècle en Espagne et notamment, à partir de l’acte II, dans « un site pittoresque sur les rives de l’Oued El Kédir devant Cordoue ». Occasion est donnée à Gounod – qu’on connaissait finalement mieux pour ses pastiches néoclassiques (Le Médecin malgré lui et Cinq-Mars) et son romantisme ardent (Faust et Roméo et Juliette) – de démontrer son talent d’orchestrateur et de coloriste dans un sujet exotique. Il livre un péplum dans la tradition du grand opéra français, avec force morceaux d’ensemble et airs démonstratifs. Malgré un succès sans équivoque lors de sa création, malgré l’entêtant hymne national « Debout ! Enfants de l’Ibérie », Le Tribut de Zamora sombra dans l’oubli en quelques décennies à peine. On appréciera précisément dans cet opéra ce que lui reprochèrent certains détracteurs : le lyrisme irrésistible de Faust et de Roméo et Juliette.

Sommaire du livre
Gérard Condé, L’ultime opéra de Gounod
Gunther Braam, La réception du « Tribut de Zamora »
Rémy Campos,  « Le Tribut de Zamora » : un opéra pour les yeux
Pierre Sérié, Si proche, si lointain : l’Espagne et ses peintres au XIXe siècle
Synopsis
Livret